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Palais 12

Le dimanche 16 novembre 2014

Déclencheur de ce premier compte-rendu : Luc assiste pour la 5ème fois à une prestation de Stromae… Cinq concerts = cinq comptes rendus… Allez, pour son cinquième, mon premier, je m'y colle à sa place.

Un jour de juin, alors que Luc se trouvait en classes sportives (tant pour les élèves que les adultes apparemment), téléphone en main, j’attends patiemment 10H00. 10H12, j’appelle et réserve 6 places. 10H21, j’appelle à nouveau pour changer mes places « debout » en places « assise ». « S’il nous restait des places assises disponibles, Madame, nous vous l’aurions proposé… » me répond-on agréablement. Bref, ce seront 6 places debout, au Palais 12 ce dimanche 16 novembre. Après tout, on pouvait s’estimer heureux d’avoir nos places (assises ou non). 

La chance étant de notre côté, ce même soir se jouait également la rencontre entre la Belgique et le Pays de Galles au stade Roi Baudouin (0-0 pour ceux que cela peut intéresser). La décision est donc prise que le métro serait notre moyen de transport (par soucis d’écologie, bien entendu). Après une crêpe party expéditive mais non moins délicieuse, nous nous rendons à Simonis pour y prendre le métro direction… direction quoi encore ? Ah oui, direction Roi Baudouin. C’est avec enthousiasme que j’ai pu observer le métro se vider à la station Heysel. Nous n’étions apparemment pas les seuls à nous rendre en transport en commun vers ce concert tant attendu.

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(Oui, on est là, à droite, plutôt au milieu)

20H50 tapantes, « il est l’heure… » ! Le grand (tant par la taille que par le talent) Paul se présente à nous après la projection d’un film d’animation en noir et blanc. Je ne pourrai malheureusement pas vous parler de manière chronologique de la setlist, aussi je préfère m’attarder sur d’autres aspects, tant il y en a. Malgré son pied cassé (nous finirons par percuter, il s’agit de la 5ème métatarse de son pied gauche, c’est compris ?), Stromae nous montre encore une fois à quel point la danse est un moyen de communication. Ses mouvements désarticulés et pourtant si aisés font preuve d’une grande performance à tel point qu’on en deviendrait jaloux. Entrainé par le visuel, les danses et la musique, le public saute et danse à son tour (même Luc, figurez-vous). Ses compatriotes, comme Stromae nous appelle, ne peuvent s’empêcher de chanter avec cet homme qui crée à la fois des sentiments de joie, d’enthousiasme, de légèreté mais également de grands moments d’émotion. Les performances graphiques sont quant à elles impressionnantes. Les effets optiques, les jeux de lumières, les représentations visuelles, … tout relève de la perfection et de l’adéquation totale avec les prestations variées de notre compatriote. Je garde en mémoire (notamment) « Carmen » et « Quand c’est ? ».

Stromae n’est pas seulement un chanteur, il est également danseur, interprète, acteur, grand, belge, simple, drôle, naturel, vrai, et… drôle ? Lors du dernier concert belge de sa tournée, Stromae se risque à deux fois à reprendre les blagues (pourries) de Yoshi (l’un des membres de son groupe). Quant à moi, je ne me risquerai pas à les retranscrire ici mais vous pourrez probablement les retrouver dans les séries « blagues aux toilettes ». Tout au long de son spectacle, Stromae fera preuve de beaucoup d’humour et d’autodérision. Et puis, que dire des frissons qui nous ont parcouru l’entièreté du corps (tant chez les jeunes (très jeunes) et les moins jeunes (beaucoup moins jeunes)). Les chansons de Stromae, porteuses de sens (de messages?), interprétées là, devant nous, sont également une bombe significative qui t’explose dans la figure ; au point où tu te demandes si cette larme en coin de l’œil finira par couler le long de ta joue. Et bien oui. Mais ce n’était pas le long de la mienne qu’elle a fini par perler, c’était sur la sienne. Suite à ses deux morceaux à capella (non, pas un mais deux), Stromae, pris d’une émotion partagée avec son public, n'a pu éviter d'essuyer quelques larmes.

Dans la séquence « émotions », Stromae prend un temps considérable mais néanmoins agréable pour présenter chacune des personnes composant son staff, et quelle équipe ! Après près de deux heures et demi de show (que j'ai pu suivre en intégralité grâce à l'écran géant (moi et mon mètre soixante-cinq en sommes reconnaissants)) et de nombreux remerciements partagés, Stromae a fini par éteindre une dernière fois la lumière sur le plat pays. Ravie d’avoir passé une excellente soirée où tu t’en prends plein la tronche (de manière positive), je retiens la phrase prononcée par l’un des spectateurs : « Ce spectacle m’a réconcilié avec les concerts », alors merci à toi Stromae pour cette soirée inoubliable.

Avec Méline et Fanny (sur un escabot), Cathy, Rémi et Luc (qui danse).

Roxane

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Setlist : Ta fête / Bâtard / Peace or Violence / Te quiero / Tous les mêmes / Ave Cesaria / Sommeil / Quand c'est ? / Moules frites / Formidable / Carmen / Humain à l'eau / Alors on danse / Papaoutai / Merci / Tous les mêmes (a capella) / Moules frites (a capella)

Archives à lire ou à relire : Stromae au Brussels Summer Festival (août 2011), au Cirque Royal (décembre 2011), à Forest National (avril 2014) et à la Lotto Arena (avril 2014)

(Source photos : page Facebook du Palais 12)