MA

Ancienne Belgique

Le mardi 9 septembre 2014

Le journaliste Didier Zacharie n’y est pas allé de main morte sur frontstage pour parler du concert de Massive Attack à l’Ancienne Belgique. « Un concert devant 2000 fans fortunés qui s’est apparenté à un tour de chauffe inégal, manquant de rythme (…). » Plus loin, « Une ambiance des plus coincées (comme c’est souvent le cas dans ces concerts pour les 35-45 ans). » Plus loin encore, « Des vieux tubes trop entendus, téléphonés, un peu pâlots, joués mécaniquement. » Un concert lacéré par une plume et une critique on ne peut plus sévères… et justes malheureusement.

Oui c’est vrai, c’est une folie de débourser 58€ pour un seul groupe et une seule soirée. Et peu importe finalement le degré de notoriété et de prestige des musiciens. Au delà de 30, 40 ou 50€, ça fait clairement mal au moindre portefeuille ! Oui c’est vrai, l’ambiance flottait mollement par moment. Oui c’est vrai, Martina Topley-Bird était clairement bien en peine d’assurer correctement, juste correctement, ses parties vocales. Oui c’est vrai, les grandes heures de Massive Attack remontent à une bonne quinzaine d’années, période bénie du fabuleux Mezzanine.

Mais pour moi qui n’avais jamais vu Massive Attack en live auparavant, j’ai clairement pris mon pied en découvrant leur son puissant et froid (deux batteurs, ce n’est pas rien) ou en observant leur nonchalance sur scène, particulièrement celle de Daddy G. J’ai été impressionné par ce fameux écran géant sur lequel défilent images d’actualité et messages politiques. Un visuel qui m’a fait fortement penser au light show de U2 période Achtung Baby et Zooropa. Vous vous souvenez, ce groupe de rock irlandais qui aujourd’hui vend des téléphones ? Et avec Massive Attack, lorsque du texte défile sur l’écran, sur deux titres, ce dernier est en français et en néerlandais. Classe ! J’ai enfin été très impressionné lorsque le groupe a joué « Angel ». Je venais entre autre pour ça. Je m’attendais à un grand moment. Et finalement c’était mieux encore que dans mes attentes. « Love you love you love you love you love you love you… »

Des couacs, un concert inégal, hors de prix, ... C'est vrai. Mais pour moi c’était la première fois. Et une première fois, c’est toujours un grand moment et ça ne s'oublie pas.

Voilà, moi je l'ai vécu comme ça.

Pour la critique de Didier Zacharie, c'est par ici.

Luc Tambeur

Avec Yves et Stéphane

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