punk

Brussels Summer Festival

Le samedi 16 et le dimanche 17 août 2014

Quelques lignes paresseuses pour mettre définitivement derrière moi une édition 2014 du Brussels Summer Festival qui, par moments, m’a un peu foutu le cafard. Les années précédentes, le BSF avait permis d’amorcer un atterrissage en douceur, une sorte de pré-rentrée quelques jours avant l’échéance fatidique du 1er septembre. On y retrouvait alors les vagues connaissances, collègues, copains ou amis et on festoyait gaiement, jusqu’aux petites heures de la nuit, à grand coup de Mojito ou de Cuba Libre, pour oublier ce décompte funeste qui bientôt nous priverait de la douce torpeur du mois d’août. Cette fois-ci, en plus d’une météo franchement automnale, et malgré la présence de quelques amis -et non des moindres, hein ! Je ne vais pas me fâcher avec ceux qui étaient là ! -  le festival bruxellois n’a pas été ce grand rendez-vous des copains qu’il fut au cours des éditions précédentes. 

J’ai déjà tenté à deux reprises de rester à un concert de My Little Cheap Dictaphone jusqu’au bout… En vain ! Samedi soir, j’ai donc préféré ouvrir ma soirée au Magic Mirrors, à la soirée punk, avec The Bollock Brothers. Si j’ai certes passé un très bon moment à écouter Harley David Son of a Bitch, Jesus lived six years longer than Kurt Cobain ou Horror Movies, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver quelque peu déprimant de côtoyer ainsi quelques vieux de la vieille à ce point nostalgiques d’une époque définitivement révolue. C’est qu’il faut les entendre, les bougres, raconter leurs concerts mythiques de l’automne 76 ou de l’hiver 77 ! Et lorsque la petite assemblée s’est enflammée sur le Pretty Vacant des Sex Pistols, j’ai presque regretté de ne pas avoir amené ma grand-mère tant le spectacle me semblait propre et gentillet. No Future !, disaient les punks. Je confirme. 

Plutôt que de plonger d’avantage encore dans les souvenirs poussiéreux avec Eddie & The Hot Rods, je suis descendu rejoindre quelques amis sur la place de l’Albertine et assister au set d’Emiliana Torrini. Ici, pas de pogo ou de cinquantenaires qui demain auront mal aux hanches. L’atmosphère qui enveloppe le Mont des Arts se veut plus onirique, apaisante… ou soporifique même, selon certains. Il faut bien reconnaître que très vite on se demande quelle mouche à piquer les organisateurs en programmant la belle et talentueuse islandaise en ces lieux, et un samedi soir qui plus est. Emiliana Torrini au Cirque Royal, un soir d’hiver, au coin du feu, je peux aisément l’envisager, mais un soir d’automne au Brussels Summer Festival, je reste dubitatif. Quelques bons moments, une Emiliana Torrini habitée par sa musique, à la manière d’un Joe Cocker, nous ont tout de même conduits jusqu’au Jungle Drum final.

Le lendemain, je suis retourné une dernière fois sur les lieux en compagnie de mes filles, Méline et Fanny, de leur maman et de quelques amis pour faire la fête aux côtés de La Chiva Gantiva et de Sergent Garcia, mais des trombes d’eau se sont abattues sur le festival et ont eu rapidement raison de notre résistance. Dommage, elle était belle cette soirée et les deux groupes précités n’ont clairement pas démérité – m’a-t-on dit - pour apporter la chaleur, l’ambiance et le soleil qui ont tant manqué à cette édition 2014.

Allez, haut les cœurs, l’année prochaine, du 14 au 23 août 2015, ils l’organiseront certainement en été, notre Brussels Summer Festival. Tiens, et un lieu supplémentaire devrait s’ajouter à la place des Palais, à la place de l’Albertine et au Magic Mirrors. Il se dit que ce sera une salle indoor. J’ai lu ça quelque part…

Voilà, moi je l'ai vécu comme ça.

Avec Fanny, Méline, Cathy, Roxane, Elise, Marine, Gaëlle, Vincent, Rémi, ...