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Brussels Summer Festival

Le vendredi 15 août 2014

Après avoir préféré mercredi soir un bon entraînement nocturne aux bar(re)s parallèles, entre Floris Bar et Délirium Café, à l’entièreté d’un concert d’Ayo, j’ai courageusement opté le lendemain pour un jour de relâche. Nous voilà donc au vendredi.

C’est dommage que Noa Moon ne propose pas de carte de fidélité. Hier soir au Brussels Summer Festival, après l’Atelier 210, la Rotonde, l’Orangerie et l’Inc’Rock, j’aurais eu un cachet supplémentaire pour témoigner de ma cinquième présence à l'un de ses concerts.

Il y avait du monde sur la place de l’Albertine pour accueillir la sympathique Manon. Guitare acoustique en bandoulière, celle-ci a livré un concert festif et pétillant. Elle l’avait promis sur son Facebook, « si la pluie pointe le bout de son nez, on va lui faire sa fête ! » Promesse tenue. Si la grisaille dominait à nouveau le festival bruxellois - pas une goutte de pluie cependant – il y avait du soleil sur la scène et les festivaliers n’ont pas tardé à danser aux rythmes de Paradise bien sûr, mais aussi de Let Them Talk, Run et Pandora’s Box qui gagnent eux aussi peu à peu le cœur du public. En bonus, une agréable reprise de Feist, Inside and Out, qui en fait s’avère aussi être une reprise des Bee Gees. 

Au milieu du set, tout comme à l’Orangerie, Noa Moon s’est fait rejoindre sur scène par Aurélie Miller et Catherine De Biaso, deux ravissantes jeunes femmes qui, non contentes d’évoluer dans les galaxies des Girls In Hawaii, de Samir Barris ou encore de Françoiz Breut, multiplient les projets musicaux comme Mièle ou Blondy Brownie. Multi-instrumentistes de talent, à coup de clarinette, saxophone, xylophone et autre trombone à coulisse, elles apportent couleur, chaleur et envergure aux morceaux pop folk de Noa Moon. Si un soir elles ne sont pas présentes, réclamez-les ! 

Tiens, au fait, on reçoit quoi au bout de dix concerts, quand la carte de fidélité est remplie ? 

Si on confie les rênes de Minuit dix à un fan de Renan Luce, il va très certainement vous pondre un éloge dithyrambique sur la prestation de son chanteur préféré. Et, ma foi, cela serait de bonne guerre tant le spectacle assuré par le bonhomme me semblait à la hauteur des attentes de son public. Il suffisait de regarder les gens chanter autour de moi pour me plier à cette idée. L’artiste a son public et celui-ci a répondu présent aux sirènes de La Lettre, de Lacrymal Circus, Repenti et autres La Fille de la bande.

Moi, pendant ce temps, j’ai consciencieusement partagé quelques bières avec mes amis, mais à l’arrière de la place hein, pour ne pas déranger. J’ai râlé de devoir payer une fois de plus 50 cents pour simplement aller aux toilettes. Soir après soir, ça finit par faire mal au portefeuille… et au moral. J’ai observé dubitatif cette étrange banderole « Bénabar, on t’aime ! » déployée face à… Renan Luce. Perplexe et interrogatif, j’ai croisé, comme chaque soir, ce garçon imposant et outrageusement habillé en fille qui, dans une grande solitude, parcourt inlassablement le site du festival. J’ai entendu des tas de gens se plaindre de ne pas parvenir à entrer dans le Magic Mirror pour voir Cascadeur. Et puis, oh tiens, j’ai chanté en chœur avec Renan Luce lorsqu’en rappel celui-ci a emprunté Je suis une bande de jeune à son beau-père Renaud. 

Voilà, moi je l’ai vécu comme ça.

Avec d'un côté, Pascale, Elise, Marine, Gaëlle, et de l'autre, Vincent, Alain, ...